Thursday, February 20, 2003
In French ( how appropriate ) the reactions from Polish authorities to Chirac's generous comments:
REACTIONS POLONAISES AUX PROPOS DE CHIRAC
Notées par Agata Nowakowska, PAP, « Gazeta Wyborcza » du 20.02.2003, p. 2, (Extraits)
Wladyslaw Bartoszewski, ancien ministre des AE
Venant de pays qui ont commis dans le passé des actions diversement appréciées, les leçons sont très mal venues. La Pologne ne donne pas de leçons sur la manière dont il faut se comporter dans diverses situations internationales. Nous nous souvenons que les Américains ont libéré l’Europe d’Hitler en 1944, y compris la France, et nous considérons que les Européens leur doivent de la reconnaissance. Cependant les conseptions de la reconnaissance et de la mémoire sont différentes d’un pays à l’autre et nous ne donnons pas de leçons aux Français sur leur devoir de reconnaissance envers l’Amérique.
Danuta Hübner, ministre aux Affaires Européennes
Je ne crains pas des répercussions de ces propos, car je crois à la sagesse des Européens. Les paroles du président Chirac nous ont fait un peu mal, mais je pense aussi qu’elles nous mobiliseront tous dans l’avenir pour trouver une position commune sur ce genre de questions. J’invite tout le monde à lire la lettre signée par la Pologne. Elle ne parle de rien d’autre que de la nécessité d’une grande solidarité sur les questions essentielles (telles que le problème irakien – n.d.réd.)
Espérons que les paroles du président français n’influeront pas sur le processus de ratification (du traité sur l’adhésion). Je ne crois pas qu’après tant d’années de préparation à l’adhésion, on ait l’idée d’organiser un référendum sur cette question, par exemple en France. Cela risquerait d’annuler le processus d’élargissement.
Jan Truszczynski, négociateur principal avec l’UE
Nous avons affaire à une situation internationale très difficile et quand la situation est difficile, parfois les nerfs se tendent et des paroles sont prononcées qui seront oubliées ou que l’on va regretter dans quelques mois. Hier, aujourd’hui et dans l’avenir, la Pologne est un pays qui tient tout particulièrement à garder une communauté transatlantique de valeurs. Dans certains pays de l’UE, et très certainement en France, nous sommes souvent vus comme un pays qui suit assez aveuglement l’Amérique et ne se soucie pas assez de l’unité européenne. Je pense que ces appréciations sont injustes. La perception polonaise de la sécurité vient de notre histoire d’après guerre et de nos tristes expériences de plusieurs dizaines d’années après la Seconde Guerre Mondiale. Y aura-t-il des difficultés liées à la ratification du traité sur l’adhésion ? Je ne le pense pas.
Aleksander Kwasniewski, président de la RP
La Pologne, membre de l’OTAN et bientôt de l’UE, est la plus intéressée par le développement de la coopération transatlantique ; elle souhaite qu’il n’y ait pas de divisions ou de malentendus entre la communauté européenne et les Etats-Unis.
C’est un moment de tension, diverses paroles sont prononcées, mais les actes sont les actes. (mb)
REACTIONS POLONAISES AUX PROPOS DE CHIRAC
Notées par Agata Nowakowska, PAP, « Gazeta Wyborcza » du 20.02.2003, p. 2, (Extraits)
Wladyslaw Bartoszewski, ancien ministre des AE
Venant de pays qui ont commis dans le passé des actions diversement appréciées, les leçons sont très mal venues. La Pologne ne donne pas de leçons sur la manière dont il faut se comporter dans diverses situations internationales. Nous nous souvenons que les Américains ont libéré l’Europe d’Hitler en 1944, y compris la France, et nous considérons que les Européens leur doivent de la reconnaissance. Cependant les conseptions de la reconnaissance et de la mémoire sont différentes d’un pays à l’autre et nous ne donnons pas de leçons aux Français sur leur devoir de reconnaissance envers l’Amérique.
Danuta Hübner, ministre aux Affaires Européennes
Je ne crains pas des répercussions de ces propos, car je crois à la sagesse des Européens. Les paroles du président Chirac nous ont fait un peu mal, mais je pense aussi qu’elles nous mobiliseront tous dans l’avenir pour trouver une position commune sur ce genre de questions. J’invite tout le monde à lire la lettre signée par la Pologne. Elle ne parle de rien d’autre que de la nécessité d’une grande solidarité sur les questions essentielles (telles que le problème irakien – n.d.réd.)
Espérons que les paroles du président français n’influeront pas sur le processus de ratification (du traité sur l’adhésion). Je ne crois pas qu’après tant d’années de préparation à l’adhésion, on ait l’idée d’organiser un référendum sur cette question, par exemple en France. Cela risquerait d’annuler le processus d’élargissement.
Jan Truszczynski, négociateur principal avec l’UE
Nous avons affaire à une situation internationale très difficile et quand la situation est difficile, parfois les nerfs se tendent et des paroles sont prononcées qui seront oubliées ou que l’on va regretter dans quelques mois. Hier, aujourd’hui et dans l’avenir, la Pologne est un pays qui tient tout particulièrement à garder une communauté transatlantique de valeurs. Dans certains pays de l’UE, et très certainement en France, nous sommes souvent vus comme un pays qui suit assez aveuglement l’Amérique et ne se soucie pas assez de l’unité européenne. Je pense que ces appréciations sont injustes. La perception polonaise de la sécurité vient de notre histoire d’après guerre et de nos tristes expériences de plusieurs dizaines d’années après la Seconde Guerre Mondiale. Y aura-t-il des difficultés liées à la ratification du traité sur l’adhésion ? Je ne le pense pas.
Aleksander Kwasniewski, président de la RP
La Pologne, membre de l’OTAN et bientôt de l’UE, est la plus intéressée par le développement de la coopération transatlantique ; elle souhaite qu’il n’y ait pas de divisions ou de malentendus entre la communauté européenne et les Etats-Unis.
C’est un moment de tension, diverses paroles sont prononcées, mais les actes sont les actes. (mb)
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